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jeudi 12 septembre 2019

ENCORE UN SCANDALE IMMOBILIER A PORT-LEUCATE : DU BRUIT ET DE L’AMIANTE POUR LES VACANCIERS !



Il faut l’avoir vu pour le croire :
- tout l’été les gros travaux se sont poursuivis au Village des Carrats, en front de mer de Port-Leucate, en contravention avec l’arrêté municipal du 9 octobre 2018 qui les interdit « du vendredi précédent le 14 juillet jusqu’au dernier lundi du mois d’août ».
Ces travaux ne sont pas du bricolage, comme en témoignent les photos ci-dessous : tractopelles à gogo, marteaux piqueurs, camions et camionnettes en nombre


Le Village des Carrats (19 juillet), au fond la plage, à gauche la Résidence Belle Plage


Une activité débordante et continue (29 juillet)

L’une des activités étant l’étanchéification des terrasses, des quantités de résine à base de bitume polyuréthane étaient manipulées et/ou stockées dans des fûts en plein soleil alors qu’il est recommandé de les conserver à l’abri de la chaleur !



- l’essentiel de ces gros travaux, cependant, était en fait du DESAMIANTAGE, réalisé dans trois blocs de bâtiments (P, U et S) ouverts à tous vents, à quelques mètres des habitations bondées de la Résidence Belle Plage. Les estivants fréquentant la plage mitoyenne de ce Village des Carrats ont eux aussi certainement bénéficié des nuages de poussières et d’amiante poussés par la Tramontane !


Le Bâtiment U (21 juillet)


Désamiantage (16 juillet)


Désamiantage (17 juillet) ; les ouvriers, eux sont protégés !


Transport de déchets amiantés (17 juillet)


Un des innombrables sacs de déchets amiantés (21 juillet)

Ces travaux totalement illégaux se sont poursuivis sans interruption tout au long des mois de juillet et août 2019.
Et ne croyez pas que les autorités n’ont pas été alertées. Tout au long de cette période des riverains, ainsi que le syndic de la Résidence Belle Plage, se sont acharnés à alerter à de multiples reprises toutes les autorités auxquelles ils ont pu penser, en montant de plus en plus haut puisque rien ne changeait :
- la Police Municipale,
- la Gendarmerie
- la Mairie
- les Services Techniques municipaux
- l’ARS de Carcassonne qui a transmis à la DREAL et la DIRECTTE
- le Préfet
Résultats ? Une lettre de la mairie de Leucate du 29 juillet 2019 tapant en touche, en voici un extrait :



Autrement dit : débrouillez-vous tout seuls, nous on laisse les promoteurs faire ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, où ils le veulent !
Ce qui est important c’est que les appartements puissent être mis en vente au plus tôt ! Les vacanciers iront bientôt respirer un air pur et se reposer ailleurs.
Le maire de Leucate, Michel Py, nouvel « Inspecteur général de l’administration du développement durable », n’a sans doute plus le temps de s’occuper du bien-être de ses administrés et de faire respecter les arrêtés municipaux qu’il a promulgués ?

La municipalité de Leucate fait vraiment tout
ce qu’elle peut pour favoriser l’immobilier.
Peu importe s’il faut faire fuir les vacanciers !


 INRS Santé et sécurité au travail : Dossier Amiante 

jeudi 11 mai 2017

ON VEND LE PATRIMOINE POUR COUVRIR LES DETTES II

N’arrivant pas à convaincre la Justice que la Place des Arènes à Port Leucate, le parking du Galion à Leucate Plage, l’ancienne station d’épuration de Port Leucate, peuvent être vendus à des promoteurs, la municipalité de Leucate, financièrement aux abois, essaie de vendre tout et n’importe quoi, dans n’importe quelles conditions.



II – Adieu le Jardin d’enfants de La Franqui ?

Lors de la séance du 25 Mars 2017 du Conseil Municipal a été proposé le projet de création d’un lotissement communal à La Franqui, « ayant vocation à attirer une population sédentaire et jeune, afin de peupler et dynamiser le territoire (….) pour permettre un accès à la propriété à des familles ayant des enfants scolarisés sur la commune, locataires sur la commune, employés sur la commune, justifiant d’une ancienneté sur la commune ».                
Le coût de cette opération d’aménagement est estimé par la commune à 500 000 Euros que la vente des parcelles devrait couvrir exactement, selon les documents fournis au  Conseil Municipal pour approbation.

Un tel projet de création d’une offre immobilière financièrement accessible aux jeunes ménages, répondant enfin aux vœux exprimés depuis des années par LEUCATE POUR TOUS, devrait pouvoir faire l’unanimité !

Ce lotissement comporterait 8 à 9 lots sur une surface totale de 3 416 m2, les lots seraient donc extrêmement petits, d’une surface moyenne d’environ 300 m2. Les jardins seront donc de surface très réduite et les enfants, explicitement souhaités nombreux, devront absolument disposer d’une aire de jeu collective.

Adieu le jardin d’enfants de La Franqui !

Hélas, l’implantation de ce lotissement se situe sur les parcelles cadastrées BN 19, BN 227, BN 255, BN 262 et BN 394. En examinant le cadastre, vous pourrez constater avec stupéfaction, comme LEUCATE POUR TOUS, que ces parcelles constituent actuellement l’intégralité du Jardin d’Enfants de La Franqui ! Autrement dit, il s’agit de la suppression pure et simple du seul espace public de jeux pour enfants de La Franqui !

Des terrains hors de prix

Autre surprise de taille, le prix de vente des terrains : la recette prévue de la vente de ces parcelles : 500 000 Euros !  Le lotissement devant comporter 8 ou 9 parcelles cela met le coût unitaire entre 55 000 et 63 000 Euros. Les parcelles ayant des surfaces de l’ordre de 300 à 320 m2 le prix de vente avoisinerait donc 200 Euros le mètre carré. Pour un lotissement communal « ayant vocation à attirer une population sédentaire et jeune » c’est très cher !





Dans un prochain article LEUCATE POUR TOUS vous présentera une autre opération immobilière réalisée simultanément par la municipalité, concernant également La Franqui. Les prix de vente du mètre carré  proposés sont étonnamment presque du même ordre de grandeur alors que la qualité diffère notablement : 250 Euros par m2 pour des terrains à flanc de falaise, rue de la Font d’Amand, avec vue imprenable sur la mer et la côte ! Il y a de quoi être surpris de cette similitude des prix au m2 !

Et le risque de submersion marine ?

Voilà une autre question évidente : ces terrains sont situés à proximité immédiate du Grazel, à un niveau très proche du niveau actuel de la mer, comme de nombreuses habitations de La Franqui, d’ailleurs. Comment se présente leur avenir, compte tenu de l’élévation prévue du niveau marin dans les décennies à venir ?

Cette zone est classée comme soumise à un "aléa fort 2100" en matière de risque de submersion marine. Elle est également classée "zone urbanisée" par le PPRL. Cela signifie que les parcelles BN 19, 227, 255, 266 et 394 sur lesquelles la mairie envisage de réaliser ce lotissement vont faire l'objet de prescriptions très sévères, en matière de hauteur de plancher, par exemple, car elles seront classée RL2 (constructibles avec restrictions et prescriptions) ou RL3 (inconstructibles) dans le pire des cas.

C'est un très mauvais endroit pour faire miroiter l'accès à la propriété à de jeunes couples. Quel sera l'avenir de leurs enfants ? Ils pourraient faire partie, hélas, des futurs "naufragés de La Franqui" à cause d'une décision inique prise des décennies avant, malgré les risques avérés.

LEUCATE POUR TOUS a voté CONTRE ce projet.


mercredi 10 mai 2017

ON VEND LE PATRIMOINE POUR COUVRIR LES DETTES

N’arrivant pas à convaincre la Justice que la Place des Arènes à Port Leucate, le Parking du Galion à Leucate Plage, l’ancienne Station d’épuration de Port Leucate, peuvent être vendus à des promoteurs, la municipalité de Leucate, financièrement aux abois, essaie de vendre tout et n’importe quoi, dans n’importe quelles conditions.

I - Le 16 rue de l’Église à Leucate Village

Il y a deux ans, le 30 Mars 2015, le Conseil Municipal acceptait à l’unanimité la vente par la commune de l’immeuble sis 16 rue de l’Église. Il faut le souligner : quand un projet immobilier de la Mairie semble utile, LEUCATE POUR TOUS le soutient, contrairement à ce qu’affirme souvent M. Py.

Cet immeuble, cadastré en CA 136, dispose de trois façades donnant sur la Place de la République, la rue du Boulodrome et la rue de l’Église.


C’est une ruine en plein cœur du Village que son état de délabrement  rend inesthétique et même dangereuse. Sa vente à un galeriste Toulousain très connu, M. Pierre-Jean Meurisse, à un prix dérisoire mais correspondant à l’estimation des Domaines (72 000 Euros, frais d’actes pour la commune), paraissait acceptable, selon le dossier fourni au Conseil Municipal : le projet de restauration comportait l’aménagement d’une surface commerciale en RDC et de logements sur 2 niveaux au-dessus.

Deux ans ont passé, aucun signe d’ouverture d’un chantier n’est apparu, la ruine est de plus en plus dangereuse, des morceaux de maçonnerie s’effondrent parfois sur la rue du Boulodrome qui est très fréquentée. Les jours de marché des stands sont installés juste au pied de ces murs instables !

Les conseillers municipaux de LEUCATE POUR TOUS estiment que des réponses doivent sans tarder être apportées par la municipalité aux questions suivantes :

- la vente à M. Meurisse a-t-elle bien été finalisée ?

- pourquoi ce chantier de restauration n’est-il toujours pas entamé ?

- quelles conditions de délai de réalisation ont été imposées ?

- quelles conditions de type d’activité commerciale ont été fixées ?

- à défaut de restauration complète, quand la Mairie imposera-t-elle ou réalisera-t-elle directement la sécurisation de ce bâtiment devenu dangereux pour le public ?


jeudi 30 mars 2017

ICI, Michel Py vous prend pour des imbéciles !







Le 16 Mars 2017 Michel Py a mis en ligne sur le site de la Mairie de Leucate une « pétition » en faveur d’un « projet de "centre commercial avec station à essence" à Port Leucate » (Voir notre article du 23 Mars 2017)

Rien que ce titre est mensonger, comme on le verra plus loin !

Curieuse idée pour un Maire de lancer une pétition ! A quelle autorité compte-t-il la présenter, au cas où elle aurait du succès ? A la municipalité, donc à lui-même ? Croit-il qu’un Tribunal va changer d’avis sur l’application de la loi sous l’influence d’une pétition ? Un référendum d’initiative populaire aurait pu avoir un sens, mais une pétition ????

Cette « pétition » ne recevant apparemment qu’un très faible soutien (ses colistiers mis à part) Michel Py a fait mettre en place le 24 Mars 2017 d’immenses pancartes de propagande mensongère à l’entrée et la sortie de Port Leucate (à votre avis, qui paye ces pancartes ?)




Il a également informé par mail ses élus godillots du Conseil Municipal :




et fait appel au ban et l’arrière ban des troupes :



QUELLE EST LA VÉRITÉ ?

Il y a plusieurs vérités, qui contredisent les affirmations de Michel Py !

La première vérité est que Michel Py a décidé de vendre un terrain communal de Port Leucate pour y implanter un Centre Commercial.  Ce terrain était autrefois occupé par la station d’épuration des eaux usées urbaines, vieillotte et insuffisante. Quand cette installation a été remplacée par une nouvelle station hors agglomération Michel Py a très logiquement fait implanter sur ce site la déchetterie. Peu après il a ordonné sa destruction et la création d’une nouvelle déchetterie voisine de la Gendarmerie pour libérer ce terrain en vue de ce projet commercial. Il est depuis en friche.

Devinez qui a payé cette double installation de la déchetterie ? Les oppositions municipales n’y sont pour rien puisqu’elles n’étaient alors pas présentes au Conseil Municipal.

La seconde vérité est que Michel Py a accordé le 25 Avril 2012 à un groupe mené par Casino France un permis de construire un Centre Commercial comportant un supermarché, une galerie marchande de 5 boutiques et un restaurant.

Vous remarquerez que ce projet ne comporte pas de station-service !

La troisième vérité est que divers opposants au projet, particuliers et mouvements d’opposition municipale, ont contesté la validité de ce permis. Le Tribunal Administratif de Montpellier l’a annulé le 16 Octobre 2014 car il ne respectait pas le Code de l’Urbanisme.

Michel Py a fait preuve de son acharnement habituel et fait appel.

La quatrième vérité est que le 21 Avril 2016 la Cour d’Appel Administrative de Marseille a rejeté l’appel introduit le 15 Décembre 2014 par le groupe mené par Casino France.

La motivation du jugement est très claire : le projet ne respecte pas le Code de l’Urbanisme. Il est malhonnête de la part de Michel Py de reprocher aux opposants au Conseil Municipal ses propres insuffisances : si ses grands projets immobiliers (Centre Commercial, bétonnage de la Place des Arènes) sont systématiquement rejetés par la justice depuis des années c’est bien parce qu’il s’acharne à ne pas respecter la loi Française ! Les opposants au Conseil ne sont que les porte-voix des administrés mécontents qui appellent la justice au secours faute d’être entendus par leur Maire.
 
Michel Py vous prend pour des imbéciles en essayant de vous faire croire que les 5 opposants du Conseil Municipal ont le moindre pouvoir contre ses 22 godillots qui n’ouvrent jamais la bouche ! Par ailleurs, si ce projet était si important pour la commune, pourquoi n’y a-t-il pas eu en 2012 une enquête d’utilité publique diligentée par la municipalité de l’époque, avec avis positif unanime du Conseil Municipal qui ne comportait alors pas d’opposition ?

La cinquième vérité est que tant la pétition que les pancartes sont mensongères : le projet refusé par le Tribunal ne comportait pas de station-service !

Son projet de Supermarché étant peu populaire, Michel Py tente de le maquiller en le dissimulant derrière une station-service, absente jusqu’ici du dossier ! Rappelons à ceux qui ont la mémoire courte qu’une station-service existait Avenue de Septimanie et que le Maire de l’époque, Michel Py, l’a laissée fermer il y a quelques années !

LEUCATE POUR TOUS qui, depuis son entrée au Conseil Municipal en 2014, n’a jamais fait dans l’opposition systématique s’est opposé à ce projet pour une raison très simple : partout en France  la création d’une grande surface commerciale a eu pour conséquence la disparition rapide des petits commerces du centre urbain. C’est connu de tout le monde, apparemment pas de Michel Py ! Pas besoin d’aller loin pour le vérifier : à Leucate Village, la création d’une grande surface en périphérie (Shopi devenu Carrefour Contact) a eu pour résultat direct la disparition des épiceries au Village. Tant pis pour les personnes âgées et autres résidents non motorisés ! Si cette nouvelle grande surface devrait à coup sûr créer quelques emplois elle aurait aussi pour conséquence tout aussi certaine d’en supprimer d’autres dans les petits commerces du centre de Port Leucate, mis rapidement en faillite.

LEUCATE POUR TOUS rappelle que, lors de la dernière campagne électorale de 2014, il avait proposé un tout autre projet de développement du centre commercial de Port Leucate, respectueux des commerces préexistants et même les favorisant. Ce projet alternatif fera l’objet d’une prochaine publication sur ce blog.

lundi 6 mars 2017

LA PLACE DES ARÈNES : MAIS POURQUOI LE MAIRE S’ACHARNE-T-IL AUTANT A LA VENDRE ?


Parler de la Place des Arènes, à Port Leucate, c’est un leitmotiv, une habitude depuis des années. Mais au fait, de quoi parle-t-on et pourquoi ?

L’origine: la Place des Arènes, centre d’animation de la station

Lors de la création ex nihilo de Port Leucate il y a une cinquantaine d’années, par la Mission Racine sous la houlette lointaine du Général de Gaulle, le projet fut confié à un jeune architecte, élève de Le Corbusier, qui devint célèbre par la suite : George CANDILIS.

Conformément au mandat qu’il avait reçu, Candilis a conçu et réalisé une ville nouvelle, libre, dédiée aux vacances familiales, en société dégagée de la contrainte «voiture». Il a eu la rare possibilité de maitriser l’ensemble de l’urbanisation, d’organiser et mêler rationnellement habitat, centres de loisirs, de sports, de distraction, de commerce  etc.

La PLACE DES ARÈNES, au centre, proche du port, voisine du centre commercial, a été conçue par Candilis comme l’Agora de cette ville nouvelle, la place publique destinée aux rassemblements festifs, politiques, commerciaux et autres activités urbaines. Elle a joué le rôle qui lui était destiné à la satisfaction générale, comme l’a d’ailleurs très bien écrit le Maire de Leucate lui-même dans un tract voulant justifier sa destruction, en 2011 :

« Imaginée dans les années 80, la place des Arènes s’est imposée comme l’un des cœurs de Port Leucate. Au regard de son état, elle doit aujourd’hui faire peau neuve pour être plus attractive et conviviale. C’est l’ensemble du quartier qui gagnera avec sa rénovation. »

Une nécessaire rénovation

Il est bien vrai que, en 2010, plus de 30 ans après sa création, les aménagements de la Place des Arènes, jamais entretenus, étaient vétustes du fait des municipalités successives qui se sont attachées à détruire les arènes mais aussi les espaces verts, et nécessitaient d’importants travaux de rénovation, voire de réhabilitation. Quelques centaines de milliers d’Euros de travaux auraient permis aux Port Leucatois de retrouver rapidement «leur» Place des Arènes, modernisée, dans son rôle initial d’indispensable centre de convivialité.

Le projet du Maire de Leucate: immobilier, immobilier, immobilier !

Malheureusement un tel espace urbain, aussi bien situé, ne peut qu’attirer les yeux gourmands des promoteurs immobiliers, auxquels le Maire de Leucate est si sensible! C’était évidemment le cas de la Place des Arènes; les conséquences apparaissent dès le programme électoral de Michel Py en 2008 qui comportait :

« Aménagement de la place des Arènes et démarrage de la requalification des quais à Port Leucate »

Seulement, pour Michel Py, «aménagement» signifie souvent bradage aux promoteurs !
Comment faire avaler la pilule aux Port Leucatois, qui aimaient bien «leur» Place des Arènes ? En démontrant, pour commencer, que la Place des Arènes était inutile ! Pour cela, il a suffi de raser les arènes emblématiques, des espaces boisés, le kiosque à journaux, les toilettes publiques, de dégrader les sols au lieu de les entretenir et les rénover, etc. Depuis 7 ans maintenant la Place des Arènes n’est plus qu’un terrain vague inutilisable. Mais rien ne l’a remplacée, les marchés occupent les rues, les rares festivités sont organisées de bric et de broc, à droite et à gauche en des lieux mal adaptés.

Attaque et contre-attaque. Le 15 avril 2010 l’emprise publique de la Place est déclassée et le 25 mai 2010, deux permis de construire d’immeubles comportant commerces et logements sont délivrés par le Maire à M. Ribeiro, gérant de la SARL Cardi-Erem Immobilier. Mais le combat des opposants Port Leucatois commence. Refusés par le Préfet en raison du risque de submersion marine, ces deux permis sont retirés le 4 novembre 2010.

cliquer pour agrandir
Nouvelle attaque du Maire. Michel Py est têtu, supposant sans doute que le niveau du sol de la Place s’est élevé, comme par enchantement, il relance l’opération. Le projet immobilier s’affine, (selon L’Indépendant du 12/04/2011) :

« Pour la municipalité de Leucate, il s'agit de requalifier- en deux temps - la place dite des Arènes, et ce au travers d'une opération privée - Kalobios - qui doit créer, pour commencer, un ensemble immobilier.» ……  «Soit 20 logements de qualité et 18 commerces. Début de ce premier chantier en octobre 2011, pour une livraison prévue à la mi-année 2012. »

Les deux nouveaux permis sont accordés par Michel Py le 19 avril 2011 (ils seront retirés le 21 mai 2012, mais d’autres en date du 4 mai 2012 les remplacent!)
Devant un tel projet il est clair que, une fois déduits de la surface totale de la place  l’emprise des bâtiments, la voirie, les réglementaires places de stationnement qui doivent être créées pour les véhicules des habitants, etc…, l’espace restant pour une place publique sera fractionné et même réduit comme peau de chagrin. Adieu la Place des Arènes, adieu l’Agora !

La lutte continue, si le Maire est têtu, les opposants le sont aussi et sont très motivés

Mais ce n’est pas si simple, une telle opération comporte fort heureusement de multiples étapes réglementaire: une modification du PLU indispensable pour qu’un terrain communal inconstructible puisse être vendu et bâti, l’attribution de permis de construire qui doivent être avalisés par le Préfet, une conformité à la loi Littoral, à la loi Barnier, etc…
De nombreux Port Leucatois révoltés par ce projet ont entrepris, seuls ou regroupés (GIP, Groupement d'Initiative et de Participation de Leucate), une défense acharnée, qui dure encore, près de 10 ans plus tard! Les raisons juridiques principales sont que :

- l’intégrité et la destination initiale de la Place des Arènes doivent-être préservées
- la loi Littoral est bafouée
- le risque de submersion marine interdit ces constructions

Il n’est pas possible de dérouler ici tout l’interminable et complexe cheminement administratif et juridique du dossier qui, en mars 2017, est toujours ouvert.

La lutte continue quoiqu’en dise le Maire et l’adjointe en charge de l’urbanisme

Immédiatement contestés juridiquement, après un parcours judiciaire long et chaotique, les permis de construire sont toujours en attente de validation, contrairement aux annonces triomphales mensongères de Mme Rouffia, adjointe chargée de l’Urbanisme, au Conseil Municipal du 18/12/2015 : deux procédures demandant leur annulation, émanant l’une du GIP et l’autre de riverains de la Place des Arènes sont toujours en cours d’instruction !

Les derniers épisodes en date de l’action du GIP, par exemple, sont :

- 6 août 2015: approbation de la 7ième (!) modification du PLU par le Conseil Municipal
- 17 septembre 2015: recours gracieux du GIP auprès du Maire et du Préfet. A la suite du rejet de ces recours par le Maire le GIP intente un recours contentieux auprès du T.A de Montpellier et le Préfet défère au Tribunal Administratif le 14/01/2017) la 7ième  modification du PLU
- 16 novembre 2016: nouvelle approbation de la 7ième (bis?) modification du PLU par le Conseil Municipal (affichée le 23 décembre 2016?)
- 30 janvier 2017 : recours gracieux du GIP vers le Préfet

Il y a toujours un espoir de sauver la Place des Arènes, mais voilà bientôt dix années de perdues et combien de centaines de milliers d’Euros gaspillés en frais d’avocats en raison de l’entêtement de la municipalité de Leucate à ne vouloir respecter ni l’avis des habitants de Port Leucate ni même, et surtout, la loi !