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dimanche 14 mai 2017

COMBIEN GAGNENT LE MAIRE ET SES ADJOINTS ?


Voilà une question que nos Conseillers ont déjà posée au Conseil Municipal de Leucate …… et qui n’a jamais reçu de réponse claire ! Ce n’est malheureusement pas une surprise : à la Mairie de Leucate, tout est secret, c’est bien connu !

Rappelons que l’article L. 2123-20-1 du CGCT dispose que : « Toute délibération du conseil municipal concernant les indemnités de fonction d’un ou de plusieurs de ses membres est accompagnée d’un tableau annexe récapitulant l’ensemble des indemnités allouées aux membres du conseil municipal. » Rien de tel à Leucate, bien sûr.

Il s’agit quand même d’un budget de l’ordre de 200 000 Euros par an, c’est loin d’être négligeable.

Heureusement il existe d’autres communes où la transparence est plus qu’un mot sur un tract électoral. A Narbonne, sans aller bien loin, c’est clair et public. Lors de la dernière séance du Conseil Municipal la mise à jour des indemnités des élus, suite à une modification des indices, à été détaillée. L’Indépendant du 05/05/2017 en a tiré cet article :





LEUCATE POUR TOUS demande une nouvelle fois au Maire de Leucate, M. Michel Py, que toute la clarté soit enfin faite sur ces questions :


- quel est le montant de l’indemnité du Maire ?

- quels sont les montants des indemnités des adjoints ?

- quel est le montant des indemnités des conseillers titulaires d’une délégation ?

Les conseillers de LEUCATE POUR TOUS veilleront à ce que cette intéressante question soit clarifiée au plus tard lors de la prochaine réunion du Conseil. Les électeurs ont le droit de savoir !

Le dernier paragraphe de l’article de l’Indépendant ci-dessus ne manque pas d’intérêt non plus. Lors de la mise en place de cette municipalité en 2014 la municipalité de Narbonne a fait preuve de sagesse en refusant de prendre en compte toutes les possibilités de majoration des indemnités des élus, se limitant à la majoration au titre de la dotation de solidarité urbaine. A Leucate (Conseil du 22/04/2014) Michel Py n’a pas eu la même sagesse et a accumulé toutes les majorations possibles pour calculer les indemnités des élus : on a les moyens, à Leucate.                                                   
Que notre Maire ne vienne plus se plaindre des restrictions de dotation par l’État puisqu’il  exploite toutes les astuces légalement imaginables pour accroitre au maximum ses indemnités personnelles ainsi que celles de ses adjoints !



mercredi 8 février 2017

PARC ÉOLIEN DE LEUCATE : MICHEL PY VEND DU VENT !


Agacé par les fanfaronnades répétées de Michel Py, qui ne manque pas une occasion de se glorifier des créations d’emploi qu’il prévoit avec le futur parc éolien en mer (ce n’est pourtant pas lui qui a obtenu le succès de ce projet, mais les parlementaires Audois auxquels il s’oppose), LEUCATE POUR TOUS a décidé d’approfondir sérieusement la question.

Le projet de ferme éolienne expérimentale retenu pour le site de Leucate-Barcarès est celui présenté par Engie, qui est à la tête d’un consortium réunissant le portugais EDP Renewables, la Caisse des Dépôts et Eiffage (lemarin.fr, 14/04/2016).

Ce projet est connu sous le nom « Les Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion » ou LEFGL.

Qui sont donc ces partenaires ?

Engie, anciennement connu sous le nom GDF Suez, est un groupe industriel énergétique français. C'était le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l'énergie en 2015. Son principal actionnaire est l'État français qui détient un tiers du capital, (wikipedia/Engie). C’est un leader solide, compétent dans le domaine énergétique !

EDP Renewables ou EDP Renovàveis (edpr.com) est une filiale de Energias De Portugal (EDP), société privée au capital international, spécialisée dans la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables. EDPR dispose d’une expérience déjà importante dans le domaine de l’éolien offshore et des éoliennes flottantes, selon le concept de structure flottante Principle Power. C’est un partenaire expérimenté dans ce domaine de pointe.

La Caisse des dépôts et consignations (CDC), souvent simplement appelée Caisse des dépôts, est une institution financière publique française créée en 1816. Placée sous le contrôle direct d'une commission de surveillance rendant compte au Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales ainsi que des activités concurrentielles (caissedesdepots.fr). C’est un garant financier habituel.

Eiffage est un groupe de construction et de concessions français, fondé en 1993 par la fusion de Fougerolle et de SAE . Le groupe exerce aujourd'hui dans de nombreux domaines des Travaux Publics : Construction, Infrastructures, Concessions et Énergie. Il s'agit du troisième groupe de constructions et de concessions français, derrière Vinci et Bouygues, et du cinquième groupe européen (eiffage.com). C’est un partenaire d’envergure, habitué des grands travaux.

Quel est le projet LEFGL ?

La Caisse des Dépôts décrit ainsi le projet (caissedesdepots.fr/eolien) : « Située au large de Leucate-Le Barcarès, l'un des plus importants gisements éoliens maritimes français, la ferme pilote comprendra 4 éoliennes GE Haliade 150-6 MW unitaires associées aux flotteurs semi-submersibles conçus par Principle Power. » 



                      
Cette société Principal Power (principlepowerinc/windfloat) a déployé dès 2011 un prototype d’éolienne flottante WindFloat de puissance 2 MW à 5 km au large de la côte Portugaise ; cette structure avait été assemblée au sol puis remorquée en mer sur 400 km avant mise en place. Après 5 ans d’expérimentation sur site, où elle a donné satisfaction, cette éolienne a été ramenée à terre pour un examen de vieillissement approfondi, dont les résultats sont également satisfaisants.

Comment est prévue la réalisation du projet LEFGL ?

Toujours selon la Caisse des Dépôts (caissedesdepots/eolien-projet) « les flotteurs semi-submersibles seront conçus par Principle Power à Aix-en-Provence et construits par Eiffage Métal à Fos-sur-Mer. L’assemblage, le stockage et la logistique de l’ensemble seront réalisés à Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Développé en pleine concertation avec les acteurs des territoires, le projet bénéficiera en particulier aux entreprises des régions Occitanie et Provence Alpes Côte d’Azur (notamment via la diversification de l’usine de Fos-sur-Mer vers les énergies marines renouvelables). A l’issue d’une phase d’études et de concertation, puis de construction, les éoliennes seront mises en production dès 2020 ».

Quel impact sur l’économie Leucatoise peut-on réellement attendre de ce projet LEFGL ? Quelles créations d’emplois à Leucate ?

Trois niveaux de possibilités de retombées économiques d’un tel projet sont à envisager : la construction, la maintenance, les redevances. La conception est commencée ailleurs et se développera ailleurs (Aix en Provence, par exemple).

La construction ne concernera en rien Leucate qui ne dispose d’aucune infrastructure à la mesure du problème, comme nous l’avons déjà indiqué dans ce blog par nos articles des 21/01 et 26/01/2017. Barcarès n’a pas plus d’atouts. Pour les curieux impénitents, le site principlepowerinc/windfloat présente une brève vidéo de la réalisation d’une « petite » éolienne 2 MW, celles que nous attendons auront une taille bien supérieure. Il est clair que les infrastructures nécessaires n’existent pas à Port Leucate. L’expérience Portugaise de EDP Renewables et Principle Power démontre que le site d’assemblage d’une éolienne flottante peut être très éloigné du site d’implantation. Les flotteurs seront réalisés à Fos sur mer et l’assemblage doit avoir lieu à Port la Nouvelle, dont l’équipement déjà existant devra sans doute être amélioré pour cette occasion ; rappelons que Port la Nouvelle accueillera également la construction des flotteurs en béton destinés à la ferme d’éoliennes marines de Gruissan.

Les retombées économiques dans l’Aude de la phase construction concerneront donc exclusivement Port la Nouvelle, absolument pas Leucate. Donc aucune création d’emploi à attendre à Leucate.

La maintenance ne peut concerner Leucate, au mieux,  qu’en ce qui concerne sa partie la plus légère. En effet Port Leucate est un port de plaisance dont la réalisation empêche de recevoir des navires dépassant 23 mètres, au tirant d’eau très limité et, de plus, pratiquement inaccessible par gros temps. Ce n’est donc pas par-là que transitera une pale d’éolienne de rechange de 70 m de longueur, portée par un navire d’une centaine de mètres de long ! Barcarès n’est pas mieux préparé à ces aspects industriels.

Mais la maintenance d’un champ d’éoliennes offshore comporte beaucoup plus fréquemment la réalisation  d’un ensemble de petites opérations d’entretien, encore mal défini, comme l’indique actu-environnement/eolien-offshore : « Pour ce qui est de l'exploitation prévue pour 2018, les besoins sont encore flous. Une chose est toutefois certaine : il va falloir s'adapter à l'environnement marin et ses dangers. Intervention sous-marine, surveillance des câbles immergés, matelots mécaniciens… autant de compétences qui nécessitent une connaissance de la mer. Avec une expérience dans l'Oil & Gas et l'extraction minière sous-marine, la France possède déjà un savoir-faire dans l'économie maritime. » Cette compétence existe, au moins en partie, à Port la Nouvelle dont l’activité portuaire commerciale est très développée mais est totalement absente de Port Leucate. Par ailleurs, il faut prendre conscience qu’il n’est en rien intéressant de positionner un service de maintenance en un site géographiquement excentré et mal desservi au point de vue transports, comme Port Leucate, puisque ce service sera amené à intervenir sur bien d’autres installations éoliennes que celle qui nous préoccupe.

Convaincre le futur opérateur de la ferme éolienne de Leucate Barcarès de disperser son service de maintenance entre Port la Nouvelle, pour les grosses opérations, et Port Leucate pour la petite maintenance risque d’être délicat, pour ne pas dire illusoire ! De plus la maintenance quotidienne attendra difficilement que des conditions météo acceptables permettent l’entrée-sortie du port de Port Leucate !

L’électricité produite par ces éoliennes devra être amenée à terre par un câble sous-marin connecté au réseau EDF ; il est déjà acquis que la ferme éolienne de Gruissan livrera sa production électrique à Port la Nouvelle et non à Gruissan, il semble très probable car économiquement raisonnable que la ferme éolienne de Leucate Barcarès soit connectée au même endroit et non à Port Leucate où n’existe actuellement aucune infrastructure convenable.

Les retombées économiques de l’activité maintenance pour Leucate sont donc des plus douteuses, Port la Nouvelle étant presque aussi près des installations, bien mieux armé techniquement et bien plus aisément accessible ! La création d’emplois nouveaux à Leucate dans ce cadre est très peu probable car difficilement justifiable économiquement !

Les redevances, par contre, devraient sans ambiguïté constituer une importante retombée économique pour le budget communal de Leucate. Il faudra quand même ne pas oublier que la redevance fixée par le Code des Impôts (50 % d’environ 15 000 Euros par mégawatt installé et par an, voir notre article sur ce blog du 05/11/2016) sera à partager avec les communes littorales concernées,  Barcarès essentiellement pour une part importante, selon des proportions qui seront définies  par les préfets de l’Aude et des Pyrénées Orientales.

Selon la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) (eolienmer/taxe-eoliennes) « la répartition de la taxe sur les éoliennes en mer est fixée par le Code général des impôts : 50 % du produit de cette taxe est affecté aux communes littorales d’où les installations sont visibles dans un rayon de 12 miles nautiques soit près de 22 kilomètres, autour de l’unité de production (……….).
La taxe est versée en fonction du nombre de mégawatts installés (…..).
Montant versé aux communes : Les communes éligibles à la taxe spécifique à l’éolien en mer ainsi que le montant exact qui leur sera alloué seront déterminés par le représentant de l’Etat dans le département. (……..). La règlementation prévoit que le montant versé est fonction de deux variables :    
- La distance de cette commune par rapport à la première éolienne visible ;
- La population de la commune par rapport à la population cumulée de toutes les communes bénéficiant de la taxe.
Le chiffre de la population pris en compte est celui de la population totale mentionnée à l'article R. 2151-1 du code général des collectivités territoriales. »

La ferme éolienne LEFGL devant être installée par 70 à 100 m de fond à 18 km de la côte Leucatoise (environ 10 miles, assez loin pour être peu visibles malgré leurs 200 mètres de haut, assez près pour donner lieu à redevance) lors de la période d’expérimentation, avec une puissance installée de 24 MW, la redevance annuelle perçue par l’ensemble des communes concernées pourrait atteindre 180 000 Euros/an.

Si  le projet aboutit, comme prévu, à l’exploitation d’une ferme de 60 éoliennes produisant 360 MW le pactole à partager entre les communes concernées pourra alors avoisiner 2 700 000 Euros/an, dont une grande partie sera bien pour Leucate ! Coté emploi, par contre, rien à attendre.

Conclusions : Michel Py vend du vent !

- La réalisation de cette ferme expérimentale d’éoliennes offshore de Leucate-Barcarès LEFGL semble offrir de grandes chances de succès, les partenaires de cette opération disposant déjà d’une solide expérience en la matière.

- Les retombées économiques pour Leucate de la mise en place de cette ferme expérimentale, puis de son extension à grande échelle seront nulles. Aucune création d’emploi n’est envisageable à ce titre.

- Les redevances, par contre, alimenteront notablement le budget communal (jusqu’à 5 à 10% du budget global actuel !), c’est le seul point positif – assurément non négligeable – de cette opération, en ce qui concerne la commune de Leucate.

- Les retombées économiques de la maintenance pour Leucate seront très probablement nulles,  avec hélas une probabilité négligeable de création d’emplois locaux.

Quand Michel Py annonce des créations d’emploi, il vend du vent !


jeudi 29 décembre 2016

Compte rendu du Conseil Municipal du 23 décembre 2016

Dernière réunion de l'année du Conseil Municipal, l'avant-veille de Noël, annoncée à la dernière limite, comme d’habitude. Cela ne facilite guère la présence des Élus et, les rangs étaient clairsemés. Toutefois, Leucate Pour Tous était présent avec un représentant ayant reçu une procuration.




La séance a débuté à 9h30 par l'approbation du compte-rendu de la séance du Conseil du 16 Novembre 2016 telle que reçu en Préfecture le 15 Décembre 2016, et donc opposable.


Après que la représentante du FN ait eu soin d'insister sur son désaccord quant à la rédaction de ce compte-rendu, LPT a pu passer aux choses sérieuses et évoquer les erreurs liées à la 7ième modification du PLU :

L'abrogation de l'article L 146-4 du Code de l'Urbanisme par l'Ordonnance du 23/09/2015 et le remplacement de son § II par l'article L 121-13 étaient visiblement inconnus de la Mairie.
Comme il est référencé dans les attendus du PLU de Leucate, cette méconnaissance, tout comme celle de l'accord du Préfet après avis de la Commission Départementale de la Nature met en cause, potentiellement, la validité du PLU.

Par ailleurs LPT s'est intéressé aussi aux conditions insatisfaisantes de la mise à disposition du public de ces comptes rendus de séance du CM.



On aborde ensuite l’ordre du jour de ce Conseil.
           
A - Décisions du Maire :

Conventions d'installations des relais hertziens des opérateurs téléphoniques, tarifs de l'école de musique, modification de prévisions du budget de la Régie du Port et fixation des tarifs du Port ont été évoqués.

B - Affaires générales :

LPT a voté pour le renouvellement de l'autorisation de jeux dans le cadre de la Délégation de Service Public du Casino de Port Leucate, tout comme pour la subvention à l'association SC Leucate Corbières Méditerranée, intervenant dans la réforme des rythmes scolaires (association qui avait déjà fait l'objet d'un vote positif lors d'une réunion précédente).

C - Affaires Portuaires :

Le Maire a présenté au Conseil le plan de prévention des risques imposé aux entreprises qui travaillent sur le port. Imposé par le Décret 92-158 du 20 février 1992 ce "plan de prévention" concerne la prévention des accidents du travail (et non pas le PPRL !).
LPT a relevé le fait que le document joint au Décret n'est pas renseigné par la Mairie, alors qu'il a été rédigé pour servir de plan de prévention et que c'est ce document qui aurait dû être présenté au Conseil.
Le Directeur Général des Services se défend en précisant que c'est l'association des ports de plaisance qui a fourni le document utilisé par la Mairie. Le Maire prend bonne note de la nécessaire relecture du Décret.
LPT a voté pour ce plan en demandant une nouvelle rédaction conforme au Décret.
Le vote a été également positif en ce qui concerne la demande de subvention pour la mise en place de zones de mouillages écologiques. Toutefois, LPT a relevé une erreur entre le Grau de Leucate et le chenal d'accès au Port. En effet, la rédaction de la demande n'est pas cohérente avec celle du rapport au Conseil.

D - Tourisme :

LPT a voté pour que l'exercice de la compétence "promotion tourisme" reste à la commune contrairement à une présentation de la Loi NOTRe qui semble ne pas tenir compte du cas des "stations classées" (communes littorales touristiques ou stations de ski, par exemple). Toutefois le vote du Conseil et la décision de la Mairie seront fonction de la promulgation de la Loi.

E - Budgets :

Le Maire a présenté le budget par une note d'information et de synthèse voulant montrer la maîtrise du budget malgré la baisse des dotations de L’État (comme si le budget d'une commune ne devait dépendre que des dotations et non pas de ses revenus propres !).
LPT a constaté que la page 4 du budget primitif principal 2017 n'était pas renseignée. Or cette page présente la commune, son nombre d'habitants (INSEE), son endettement par habitant, sa fiscalité, bref toutes les informations statistiques, fiscales et financières qui permettent de bien évaluer le budget proposé.
Le Maire, gêné, a argumenté sur le fait que "toutes les communes font pareil" (sic !), puis se retournant vers sa Directrice Générale de l’Administration qui n'a pu que confirmer le manque d'information, il a fini par admettre qu'il faudrait le renseigner.
LPT s'est abstenu sur ce budget, comme sur les budgets annexes, Régie du Port, Campings, Événementiel, Office du Tourisme, pour cette raison essentielle et sera attentif à la correction de ce chapitre I du budget.
Par contre LPT a voté pour les subventions d'équilibre à l'intérieur de ces budgets (qui ne sauraient exister sans eux, à l'exemple des 404 600 Euros au budget «Événementiel»).

LPT a également voté pour la subvention d'équilibre au CCAS non sans demander une explication sur l'augmentation notée pour 2017 : elle serait liée, semble-t-il, au transport des personnes devant se rendre au "Restos du Cœur" à Port la Nouvelle.

Les décisions modificatives des budgets Principaux et Régie du Port 2016, n'étant que des jeux d'écritures, LPT a voté pour, tout comme pour le financement des travaux en régie et les refacturations à la Régie du Port.

Concernant les déplacements des Élus, LPT a souligné, encore une fois, le non-respect du CGCT et a demandé sur quel budget/chapitre/article a été imputée la dépense concernant le déplacement d'une Élue dans le cadre du "Mondial du Vent". LPT s'est abstenu sur ce vote.

F - Personnel :
 
LPT a voté pour la modification du tableau des effectifs. (Suppression/création avec légère augmentation d'indice).

G - Question diverses :

Le Maire a évoqué les inquiétudes des élus des communes gérant un port de plaisance au regard de la Loi NOTRe et a demandé au Conseil de voter son opposition au transfert de la compétence communale de gestion du port à la communauté d'agglomération du Grand Narbonne. LPT a voté pour cette motion et reviendra sur ce sujet de façon plus détaillée.


LPT a assisté avec satisfaction à  une "rébellion" des élus de la majorité qui se sont exprimés (enfin !) face à, semble-t-il, une mise en cause de leur travail et de leurs connaissances des dossiers municipaux par le FN. Cela a animé la fin de la séance, mais a montré surtout une crispation montante entre la majorité municipale et la représentante du FN.
Quant à la représentante du FN, elle a montré une fois de plus, lors de cette séance, qu'elle ne connaissait pas bien ses dossiers.


lundi 22 août 2016

NOUVELLES DU CONSEIL MUNICIPAL

Pour ceux qui n’ont pas la curiosité ou le loisir d’assister aux séances du Conseil Municipal, nous essayons de vous offrir une  brève description du déroulement des séances, moins convenue et moins exhaustive que le compte rendu officiel qui ne sera disponible sur le site de la Mairie de Leucate qu’après la prochaine réunion du Conseil. 



RÉUNION DU 12/08/2016

L’appel met en évidence l’absence de 6 membres de Leucate Renouveau sur 22 élus et d’un membre du FN sur 2. Les 3 représentants de LEUCATE POUR TOUS sont présents, comme toujours.

La première partie de la réunion a été consacrée comme d’habitude à l’énoncé des décisions prises sous sa seule autorité par M. le Maire depuis le Conseil du 03/06/2016. Le Conseil Municipal, qu’on a la bonté d’informer, est mis devant le fait accompli et ne peut que se comporter en chambre d’enregistrement !

Ce compte rendu des décisions prises, lors de la réunion du 12/08/2016, a concerné :

- le bail commercial concernant le restaurant Le Grand Cap qui a été signé (3500 Euros/mois sur 9 ans).

M. Privat demande qu’une copie de ce bail soit fournie aux conseillers, ce que le Maire accepte.

- un don de biens mobiliers de la société Colisée Patrimoine qui a été accepté. Il s’agit d’un ensemble de meubles et équipements provenant de l’ancienne RPA Le Château

- la fixation des tarifs de la redevance ostréicole, l’entrée à l’exposition « Tintin », les animations estivales, les redevances d’occupation du domaine public

- un virement de crédit augmentant le budget « Évènementiel »

 Ce compte rendu n’est évidemment pas soumis à l’approbation du Conseil.

Affaires générales/Intercommunalité

Trois points sont à l’ordre du jour :

- refus de la dissolution du Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique (SIAH) qui aurait pour conséquence de transférer la gestion du bassin du Rieu (qui ne concerne que peu Leucate) au Syndicat Mixte du Delta de l’Aude. Le bassin du Rieu n’a aucun lien hydraulique avec le delta de l’Aude ; par contre  ce transfert aurait de lourdes conséquences financières pour la commune puisque d’énormes travaux sont en cours sur le delta de l’Aude. Unanimité sur ce refus.

- accord sur un projet solaire photovoltaïque sur la décharge des Aspres à Sigean ; Leucate n’est concerné qu’en tant que partie du syndicat Corbières Méditerranée. Unanimité sur cet accord.

- remboursement (2 000 Euros) des sorties scolaires de l’école maternelle. Unanimité sur ce point.

Mesures d’ordre budgétaire et comptable

Deux points sont à l’ordre du jour :

- prévision d’un déplacement de Mme Ching à Deauville du 25 au 30 septembre 2016 pour  la préparation de Voix d’Étoiles 2016.

M. Parnaud se félicite de constater que le Conseil est enfin consulté sur les déplacements des élus, comme prévu par la loi, et  demande au Maire une information (tout aussi réglementaire) sur le budget prévisionnel de ce déplacement. M. le Maire refuse de communiquer cette information……

Les élus FN refusent de prendre part au vote ; ceux de LEUCATE POUR TOUS votent pour le déplacement, considéré comme utile, mais regrettent encore une fois la politique du secret pratiquée à Leucate.

- modification du budget « Évènementiel 2016 » Unanimité sur ce point.

Urbanisme et développement économique

Deux points sont à l’ordre du jour :

- Concession sur 16 ans de 3 places de parking accompagnant la création d’une salle de sport à La Franqui au prix de 450 Euros par an.

M. Privat fait remarquer que ce tarif est ridiculement bas (150 Euros par place et par an) alors qu’on manque de parkings à La Franqui et qu’en plus ce tarif est non-révisable sur 16 ans ! LEUCATE POUR TOUS soutiendra quand même ce projet créatif. Unanimité sur ce point.

- la société bénéficiaire de la concession de plage lot n°16 Les Pilotis change de nom et d’adresse. Unanimité sur ce point.

M. Privat demande au Maire pourquoi et comment  une nouvelle terrasse commerciale à pu être installée sur la plage à Leucate Plage sans que le Conseil ne soit consulté ni même informé ? Y-a-t-il eu appel à candidatures ? M. le Maire répond qu’il ne s’agit pas d’une concession mais d’une location à Carré Plage et considère que cela ne concerne pas le Conseil Municipal !  M. Privat regrette encore une fois la politique de secret municipal en vigueur à Leucate et rappelle que cette décision du Maire aurait pour le moins dû faire l’objet d’un compte rendu au Conseil Municipal!

Questions diverses

Une question avait été posée par écrit par LEUCATE POUR TOUS à propos du dossier d’enquête publique sur le PPRL demandant les réponses préfectorales aux réserves émises par le Conseil du 03/06/2016. M. le Maire a communiqué en réponse le courrier du Préfet du 08/07/2016.

Mme Philippe veut évoquer une autre question ; M. le Maire refuse la discussion au prétexte que les questions diverses doivent être déposées en Mairie au moins 2 jours avant le Conseil.
           
M. Privat s’indigne de cette position puisque les convocations au Conseil ne parviennent généralement pas aux conseillers d’opposition sous le délai légal de 5 jours ouvrables mais le plus souvent seulement 2 ou 3 jours avant la réunion!

M. le Maire se permet alors, en conclusion, de reprocher aux conseillers d’opposition « de ne pas assez travailler » !
 
Peut-on lui rappeler que les absences à cette réunion du Conseil Municipal, comme à bien d’autres d’ailleurs, sont bien plus nombreuses dans les rangs de la majorité que dans ceux de LEUCATE POUR TOUS ?